J.10

Aujourd’hui, on annonce du vent. Beaucoup de vent. Le genre de vent qui arrive de Sibérie et qui souffle à 100 km/h.

Nous décidons donc de rouler jusqu’à Port-la-Nouvelle, d’où nous prendrons le train jusqu’à Perpignan. La route longe le Canal de la Robine et passe entre d’immenses étangs; c’est tout simplement magnifique, même s’il vente très fort.

Arrivés au train, nous décidons que nous prendrons plutôt le train jusqu’à Banyuls-sur-Mer et que, de là, nous nous rendrons au refuge dont Pierre-Marie nous a parlé. Situé à 10 km dans les montagnes sur la frontière franco-espagnole, ça ne devrait pas être une montée trop difficile… Pensions nous.

Les premiers kilomètres se font relativement bien; nous avons parfois le vent de face, mais lorsqu’il arrive par derrière, il nous fait grimper en moins de deux! Nous sommes entourés de vignobles en terrasses à flanc de montagnes; le paysage est un peu étouffant, tout semble se refermer sur nous, en plus du soleil qui disparaît derrière les montagnes.

À un certain point, à 1,6 km de notre refuge pour être plus précise, nous descendons de nos vélos car 1. La pente est beaucoup trop à pique; 2. Le vent est beaucoup trop fort. Nous poussons donc nos vélos de toute nos forces, dans la noirceur et contre le vent le plus terrible que j’ai jamais rencontré de toute ma vie.

Arrivés en haut, nous trouvons un charmant petit refuge creusé dans le rocher. Le vent est toujours aussi intense mais au moins nous sommes entre quatre murs solides!! (J’avais peur que ce soit un petit shack en bois, tsé.)

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