*

Il y a un mois aujourd’hui, nous quittions l’hiver québécois. Comme le temps passe vite et, en même temps, ultra lentement! J’ai l’impression d’être partie depuis si longtemps, tellement nos journées sont remplies de découvertes, d’aventures, de stress, de confrontations, d’innatendu, de beauté. 

Tous ces kilomètres parcourus, que ce soit en vélo, à pieds, en bus ou en train, nous on fait voir toutes sortes de choses, ressentir toutes sortes de douleurs, autant physiques que mentales, nous ont fait prendre conscience de nos limites, autant celles que l’on peut dépasser que celles que l’on doit respecter. 

Nous avons rouler sur de l’asphalte, du gravier, de la poussière de pierres, du sable, des roches, du pavé lisse, du pavé plus qu’inégal, du béton, du gazon, de la terre, de l’eau, de la boue, des escaliers, des trottoirs; toutes ces textures bien empreignées dans nos corps, en particulier nos fesses et nos articulations qui absorbent tout, choc après choc.

Nous avons affronté le froid, la pluie, le vent, El Temporal, le soleil; avons grimpé et dévalé plusieurs montagnes, vu des châteaux, des ponts, des usines, des oliveraies, des fleuves, la Méditerranée. Nous avons également rencontré des personnes merveilleuses, dans les cafés ou sur la route; d’autres nous ont accueillis à bras ouverts dans leur maison, sans savoir qui nous étions, simplement par gentillesse.

Au cours de ces kilomètres, nous avons été témoins de dizaines, de centaines de paysages, certains simples, d’autres grandioses, qui nous ont parfois fait verser quelques larmes – de joie, de bonheur, de douleur. Du centre de la France au sud de l’Espagne, nous nous sommes remis en question, mais avons, je pense, trouvé notre place dans cette belle aventure.

On le savait déjà, mais on se le répète à chaque jour: maudit qu’on est chanceux.

Laisser un commentaire