J.31

Nous prenons aujourd’hui la route pour Baena, où nous espérons pouvoir prendre un bus jusqu’à Córdoba. Il fait soleil et il n’y a aucun vent. 

Première étape: Alcaudete ou, comme je l’appelle affectueusement, chez Claudette; c’est au pied du château qui surplombe la ville que nous prenons notre deuxième déjeuner.

Nous repartons ensuite en direction de la Via Verde del Aceite, sous la recommandation de la madame de l’Oficina de Turismo, qui nous indique également que, si on le souhaite, on peut faire un petit détour de 5 km dans l’autre sens afin de voir un pont nouvellement restauré datant du Moyen Âge et, juste à côté, un autre pont construit par les apprentis d’Eiffel! 
Enthousiasmés par toutes ces bonnes nouvelles, nous prenons le chemin de ces ponts. La route est belle (autant au niveau du paysage que du revêtement) et le temps un peu nuageux nous fait bien plaisir, car c’est un peu plus frais.

Nous arrivons au pont moyenâgeux que nous appercevons de haut; on se dit qu’on doit donc être sur le fameux pont d’Eiffel et cie. Sauf qu’il est pas très très impressionnant ce pont, même qu’il ressemble pas mal à tous les autres que nous avons empruntés pour nous rendre jusqu’ici… Après une relecture de la carte de la région, on se rend compte que la petite madame de l’info touristique était ben mêlée et que ce n’est pas du tout le fameux pont! Zut. 

C’est donc avec ces 10 km d’extra dans les jambes que nous reprenons la route là où nous l’avions laissée, toujours sur la Via Verde de l’Huile d’Olives, en direction de Luque et Zuheros (Luc et Zuérosse, que je les nomme. À ce stade-ci du voyage, pratiquement aucune ville n’est appelée par son vrai nom). Nous sommes un peu déçus de notre « mésaventures pontales »et ça nous prendra quand même quelques kilomètres avant de retrouver notre entrain. 

Sur la route, nous croisons une première lagune, puis un lac (juste après notre entrée dans la province de Córdoba), puis une autre lagune (la plus grosse réserve d’eau de la province). Pratiquement tout est à sec, alors que normalement c’est dans cet état plutôt vers la fin de l’été… Inquiétant.

Depuis que nous sommes dans la province de Córdoba, nous roulons sur la Via Verde Subbética, dont l’allure et l’entretien laissent malheureusement à désirer: pour les cyclistes de fin de semaine ou les marcheurs, je ne pense pas qu’il y ait de problèmes; pour nous qui sommes assez lourds, c’est ultra désagréable. Nous avons l’impression de rouler dans du caramel. En plus, notre ami le vent se lève.

Lorsque nous appercevons enfin Luc, là-bas, tout en haut dans la montagne, nous décidons de ne pas y aller et de nous rendre plutôt directement à Zuheros, d’où un bus part vers 17:20 pour Córdoba; reste à savoir s’il voudra de nos vélos. 

Sauf que, évidement, Zuheros est aussi haut perché dans les montagnes!! J’ai l’impression de me dire ça à chaque jour, mais je pense que c’est vraiment la ville avec les rues les plus pentues que j’ai vue de ma vie. Ça fait qu’on pousse comme des bons à bout de bras sur nos vélos pour arriver à temps à l’arrêt d’autobus pour se faire dire que, en fait, il passait à 17h. Merde merde. Et voilà, la demie-heure que nous avons perdue à voir le pas-pont-d’Eiffel qui se fait maudire un peu plus encore.

Nous repartons donc pour Baena (renommée Buena), où un autre bus part à 19:45. Nous l’attrapons de justesse (parce que Baena est aussi, bien sûr, au sommet d’une autre montagne et parce que, oups, le départ est à 19:15).
Arrivés à Córdoba, nous sommes heureusement accueillis par Regine et Lolo, Allemande et Espagnol, qui nous mettent au chaud pour la nuit, après un bon repas.

Laisser un commentaire