À Séville, nous nous levons tôt pour avoir le temps de visiter un tout petit peu. La ville se réveille tranquillement, à mesure que le soleil se lève. Nous nous promenons un peu dans le quartier historique, puis prenons nos vélos pour aller à la place d’Espagne. C’est quand même joli 🙂
Nous prenons ensuite le train jusqu’à La Palma del Condado. De là, nous roulons vers le sud jusqu’à la côte, en nous arrêtant à El Rocío, un village habité par des Mexicains et dont les rues sont faites de sable! C’est à n’y rien comprendre.
Arrivés là, on se dit « we did not think this through ». Des routes de sable avec nos vélos ultra lourds, c’est vraiment pas agréable… Bref, on essaie qu’en même d’apprécier notre visite! Les gens sont fins et rient un peu de nous et nos montures d’acier. Il faut dire qu’ici, il y en a pas mal qui se promènent encore à cheval. La preuve? il y a encore les clôtures de bois, comme dans les vieux westerns, pour attacher les chevaux à l’entrée des bars.
La route que nous empruntons jusqu’à la côte, la A-483, est très bien. La surface est belle et l’accotement est très large. Toutefois, sans que l’on ne sache pourquoi, elle devient parfois une Autovía, une autoroute, ce qui fait qu’il y a plus de voies, que la limite de vitesse augmente et qu’on n’a plus le droit d’y rouler… Bref ça nous fait faire certains détours et ça nous embête un peu.
Nous traversons ainsi le Parque Natural de Donana. La route est bordée par de grands pins. À un certain moment, nous nous arrêtons pour regarder notre chemin; étrangement, un parfum de fraises embaume l’air. Comme c’est étrange! Ce n’est qu’en repartant qu’on réalise que, derrière nous, il n’y a QUE des serres de fraises à perte de vue. Un océan blanc dans une mer de pins.
Arrivés à la côte, nous contemplons un peu la mer, puis reprenons le chemin vers Mazagón, où nous passerons la prochaine nuit. De là, nous aurons droit à un splendide couché de soleil.











