Ce matin, il pleut. Merde.
Nous qui voulions partir tôt, ça gâche un peu notre élan.
Nous finissons par reprendre la route, en espérant nous rapprocher le plus possible de la frontière portugaise. Normalement, d’ici demain nous serons dans un nouveau pays, yey!
Nous reprenons la A-494. La sortie du Parque National est… Assez ordinaire. On se retrouve en effet dans un poligón industrial, où usines, raffineries et camions empestent l’air et gâchent complètement le paysage.
Alors que nous empruntons le pont qui nous mène à Huelva, nous réalisons que, dès que nous en sortirons, la route sur laquelle nous nous trouvons devient une autoroute! Misère, décidément, la pensée « vélo » n’occupe pas beaucoup de place ici. Ça fait déjà quelques fois qu’on se fait la remarque et qu’on est témoin d’incongruités du genre « piste cyclable sans accès », « piste cyclable qui finit dans un mur », « route que devient autoroute sans autre issue »… On trouve ça un peu ordinaire.
Bref, on longe la côte de Huelva (sur une piste cyclable sans réel début ni fin) pour aller prendre le pont qui nous permettra de traverser le Rio Tinto (héhé) et de poursuivre notre chemin vers un monde meilleur. De là, une voie verte nous ramène à la côte, que nous longeons, jusqu’attend qu’on réalise qu’il faut remonter dans les terres parce qu’il y a un autre fleuve… Décidément, journée de détours.
Le vent et la pluie se lèvent tout doucement, en même temps que notre épuisement. Nous roulons, encore et toujours, jusqu’à Isla Cristina, où la pluie s’intensifie alors que nous montons notre campement.
En fin de soirée, je mange ce dessert merveilleux, des torrijas artisanales, en ayant une pensée pour mon papi qui l’aurait adoré.
Samedi matin, il pleut encore. Nous attendons donc de voir si ça passe avant de tout démonter. Ça ne passe pas, alors nous plions tout sous la pluie.
Ce n’est que sur l’heure du midi que nous prenons la route, fermement décidés cette fois à atteindre le Portugal! Il faut dire qu’il ne nous reste qu’une quinzaine de kilomètres à faire pour y arriver.
Jusqu’à Ayamonte, nous roulons sur la Via Verde del Littoral en longeant un milieu humide. C’est très joli, mais l’orage qui éclate au loin devant nous nous rappelle que nous devons nous dépêcher!
Arrivés à Ayamonte, nous sautons sur le ferry, au grand plaisir de Julien, qui nous mène en terre portugaise. Wouhou!
Nous allons ensuite à la gare, car il pleut tellllement fort que nous ne pouvons nous imaginer rouler jusqu’à Faro.
Il est 14:28. Le train part à 14:30. La madame de la gare nous dit de courir au train et d’y acheter notre billet. Sauf que nous n’avons plus d’argent sur nous, donc nous devons attendre le prochain, à 16:35. En attendant, nous regardons les horaires. Le prochain est effectivement à 16:35, sauf que nous ne voyons pas celui de 14:30; il n’y en a qu’un à 13:30. Bizzare.
Une heure plus tard, nous regardons l’heure sur l’horloge de la gare. 14:30. Encore? Ah ben. Tout s’explique… Il y a une heure de moins au Portugal. Génial, encore deux heures d’attente au froid à la gare!
Nous passons une petite soirée très tranquille à Faro, en écoutant la pluie battante tomber dehors, alors que nous sommes au sec et au chaud en dedans. Ça fait chaud au cœur 🙂















