J.40

Aujourd’hui, c’est la fête de ma mamie! Je me réveille en pensant à elle. Après 40 jours de voyage, je commence à m’ennuyer un peu de tout le monde à la maison (ben non, j’ai commencé à m’ennuyer ça fait longtemps).

Nous nous levons fatigués mais de bonne humeur et plein d’énergie pour affronter cette nouvelle journée ensoleillée et tous les kilomètres qu’elle cache. Direction: le plus près possible de Setúbal.
La route se fait super bien jusqu’à Sines. Il fait beau, on a un petit vent de côté/dans le dos et les montées ne sont pas si pires que ça. 

Nous nous trouvons un petit coin hyper sympa pour dîner, puis reprenons la route. Jusque-là tout va bien, il y a même une belle piste cyclable rouge qui nous indique le droit chemin.

Sauf que finalement c’était pas tant le droit chemin, puisque la piste s’arrête à l’entrée d’une autoroute. On s’approche quand même de l’échangeur, mais quand on réalise que c’est vraiment une vraie autoroute pour vrai de vrai, on rebrousse chemin. Déjà que les voitures roulent vite et font plus ou moins attention à nous, j’ose pas imaginer ce à quoi ça aurait l’air sur l’autoroute…

On revient sur nos pas et on trouve un petit chemin qui nous mène à des sentiers (tout ça grâce à l’application Maps Me). Jusque là tout va quand même bien. Le petit chemin de campagne est beaucoup mieux que la grand’route ! Arrivés aux sentiers, on hésite un peu puis on fonce; ils devraient nous ramener à « l’après-autoroute », cest-à-dire l’endroit où notre fameuse autoroute redevient une route normale sur laquelle les cyclistes, tracteurs et autres animaux peuvent circuler.

Malheureusement, tous les sentiers se trouvent rapidement à être ensablés, ce qui fait que c’est absolument impossible pour nous d’y circuler. On revire donc de bord, pour la deuxième fois aujourd’hui…

On retourne sur notre petit chemin de campagne. Si on le suit (jusqu’à ce qui nous semble être l’infini), il nous ramènera après de longs détours à la route que nous souhaitons tant emprunter.

On roule un peu, on passe par-dessus l’autoroute et on réalise qu’un chemin de service la longe! Wouhou!!

On y embarque donc avec grand bonheur et ça nous redonne en partie l’entrain qui nous quittait au fil de détours. 

Et, tout à coup, à force de voir les pancartes couvertes par des sacs de poubelles, on réalise que c’est en fait une ancienne autoroute. Que c’est maintenant une route que pratiquement plus personne n’emprunte… À l’exception des coureurs et des cyclistes! 

On arrive finalement de peine et de misère à Melides, puis, quelques kilomètres plus loin, à notre petit camping sur le bord de l’eau, où un autre superbe couché de soleil nous attend.

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