J.56

Nous prenons le train au matin pour O Porrino, perdue dans la brume. La journée s’annonce difficile, car nous avons une longue montée à faire et la météo change de minute en minute. Brume, soleil, nuage, vent, montée, descente… 

Les montagnes galiciennes sont très belles, couvertes de grands pins, d’eucalyptus et de mimosas, ce fameux arbre aux fleurs jaunes très odorantes.

Sur les côtés de la route, il y a de la neige! Pas beaucoup, mais quand même. Assez pour que j’aie peur de mourir de froid la nuit prochaine.

 Alors que nous arrivons près du sommet, l’un des plus haut de la région, nous nous arrêtons pour prendre une bouchée. D’où nous sommes, nous voyons les sommets enneigés des montagnes autour de nous!

Malheureusement, cette petite pause laisse le temps à la pluie de nous rattraper. Nous nous cachons donc sous notre grosse bâche de camping; il fait déjà très froid et nous n’aimerions pas tomber malades…! 

Une fois l’averse passée, nous reprenons la route; il ne nous reste pas mal juste à descendre jusqu’à A Caniza, ce qui est quand même facile à faire!

Seul problème : le camping est fermé, oupsi! Nous ne savons pas trop quoi faire… Ils annoncent très froid cette nuit, de la pluie, etc. Nous allons donc nous réchauffer dans un restaurant pour réfléchir à ce que nous ferons.

La serveuse nous mentionne qu’il y a des Cases Rurales dans le coin, un peu comme un petit hôtel mais en milieu rural. Celle que la serveuse nous suggère est tout juste à l’extérieur de la ville; il y a là un restaurant, des chevaux, des moutons, des poules, des cochons et des vaches. Nous nous y rendons et discutons avec le propriétaire : comme c’est très cher, nous lui demandons si nous pouvons simplement monter notre tente dehors, sur le côté du bâtiment. Sa réponse: pas de problème! Wouhou! Nous dormirons donc un peu à l’abris du vent et sommes près à affronter la pluie.

Nous prenons une bouchée entourés de vaches bien intriguées par notre présence, puis allons nous mettre au chaud dans le restaurant pas très loin, en attendant qu’il soit l’heure du dodo!

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