Lorsque j’ai commencé mes études en géographie, un professeur nous expliquait que, auparavant, on enseignait soit la géographie humaine, soit la géographie, mais pas les deux. Il nous a ensuite dit (quelque chose comme) : « Mais, en fait, on ne peut n’étudier qu’un ou l’autre. Le territoire fait partie de l’Homme et l’Homme fait partie du territoire. » En effet, on ne saurait les étudier de façon distincte, puisqu’ils sont complémentaires, qu’ils nous renseignent sur l’un et sur l’autre.
De la même façon, qu’il soit naturel, urbain ou humain, « beau » ou « laid », aménagé, en friche ou en ruines, le paysage est révélateur de techniques et d’histoires, fabricateur d’émotions, évocateur de souvenirs. Il nourrie nos sens, abrite notre imaginaire et t complète notre quotidien.
Paysage humain, paysage olfactif, paysage marin, paysage montagneux, les déclinaisons sont multiples lorsqu’il s’agit de qualifier ce que nous observons, ce que nous ressentons, ce que nous vivons. Ainsi, le paysage et sa perception varient selon l’individu et son humeur, selon le moment de la journée, qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve, que l’on soit à pieds, en avion ou en train.
Ce voyage nous mènera à la découverte de nouveaux paysages et territoires, ceux de la France, de l’Espagne et du Portugal. Il nous permettra d’aller à la rencontre de différentes cultures, de surmonter toutes sortes de défis, de faire le plein et de faire le vide. De la campagne française à la côte portugaise, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les paysages évolueront au fil des kilomètres que nous parcourrons à vélos.
