J.106

Aujourd’hui, nous sommes bien excités car nous nous rendons au sommet de la montagne Bulzudzha pour visiter l’ancienne maison du Parti communiste bulgare.

Premier arrêt, le temple-mémorial de Shipka. Seule église de type orthodoxe russe en Bulgarie, elle fut érigée au début des années 1900 à la mémoire des soldats russes et des volontaires bulgares qui périrent au pied de ce col lors de la guerre russo-turque en 1877, bataille décisive puisqu’elle mena éventuellement à la libération de la Bulgarie du joug ottoman.

Nous continuons ensuite notre ascension de la montagne (en voiture bien sûr), sur ses chemins enneigés, jusqu’à ce que nous arrivions au pied du monument soviétique aujourd’hui abandonné.

Construit par 6000 ouvriers sous le régime communiste entre 1973 et 1981, ce bâtiment au style issu du brutalisme a coûté plus de 14 millions de leva, soit environ 7 millions d’euros… l’équivalent de tous les revenus du pays pour une année. Plus de 18 mois ont été nécessaires à la réalisation des décorations intérieures, dont d’énormes fresques en mosaique de marbre qui devaient, à l’époque, être absolument magnifiques. Utilisé jusqu’à la chute du mur de fer en 1989, le bâtiment fut ensuite abandonné et tombe aujourd’hui en ruines.

L’entrée principale étant barrée, nous devons accéder au bâtiment par un trou fait dans le béton au sol. Nous allons donc sur le côté de l’édifice, en faisant attention pour que les longs pics de glace ou des morceaux de béton ne nous tombent dessus. Une fois faufilé dans le-dit trou, il faut descendre en s’aidant d’une corde. Tout ça est évidement très sécuritaire!

Nous nous rendons ensuite au premier niveau, dans ce qui devait autrefois être le hall d’entrée. 

Nous arrivons ensuite au second niveau, dans l’immense salle de conférence. C’est beau, c’est grand, c’est étrange. 

Autour de la salle, il y a un grand couloir circulaire. Nous nous y promenons et trouvons un endroit qui nous permet de grimper pour voir le tout d’un peu plus haut.

Finalement, une grande galerie circulaire entoure la salle; lorsque j’y suis arrivée, j’ai eu le souffle coupé devant cette beauté atypique qui détonne tellement de tout ce que nous avons vu au cours du voyage.

Nous ressortons de là complètement abasourdis, un peu en état de transe et émus, d’une certaine façon. Seule déception, nous n’avons pas pu aller dans la grande tour, celle dont les étoiles rouges brillaient jadis à la gloire du Parti communiste.

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